![]() |
|||||||
|
|||||||
Biographie
|
Kein Himmel voller Geigen (…) Zwischen den beiden vom Publikum begeistert aufgenommenen Mozart-Sinfonien eine Köstlichkeit aus dem Repertoire des 20. Jahrhunderts: Francis Poulencs Konzert für zwei Klaviere und Orchester aus dem Jahr 1932, eine Art Hommage an den großen Mozart. An ihren Flügeln entlockten die Zwillingsschwestern Isabelle und Florence Lafitte in blendender Abstimmung (auch mit Soudant und dem sensibel begleitenden Orchester) Tonfolgen von bisweilen mozartischer Eleganz und hoher Anschlagkultur die sie auch bei der Zugabe (“Ein Mädchen oder Weibchen” aus der “Zauberflöte”) bewiesen. Curt J. Diederichs (29 MAR 2003)
Des violons plein le ciel (…) Entre les deux symphonies de Mozart accueillies avec enthousiasme par le public, un délice du répertoire du 20ème siècle : le Concerto pour deux pianos et orchestre de Francis Poulenc, de l'année 1932, une forme d'hommage au grand Mozart. De leurs pianos, dans une éblouissante unité (ainsi qu'avec Soudant et l'accompagnement sensible de l'orchestre), les sœurs jumelles Isabelle et Florence Lafitte tirèrent des sons d'une élégance et d'une qualité de toucher parfois mozartiennes, dont elles firent preuve également durant leur bis (“Ein Mädchen oder Weibchen” de “La flûte enchantée”). Curt J. Diederichs (29 MAR 2003)
Heavenly even without the violins (…) Framed by the two Mozart Symphonies so rapturously received by the audience was a costly gem from the 20th century repertoire: Francis Poulenc's Concerto for Two Pianos and Orchestra, written in 1932 as a kind of tribute to the great Viennese master. The understanding between twin sisters Isabelle and Florence Lafitte at the pianos (as also with conductor Soudant and the sensitive accompaniment of the orchestra) was quite brilliant: they drew sequences of sometimes Mozartian elegance from their instruments, with a highly cultured touch that was heard again in their encore, "Ein Mädchen oder Weibchen" from The Magic Flute. Curt J. Diederichs (29 MAR 2003)
Isabelle und Florence Lafitte als Solistinnen in Karlsruhe (…) Das Mozarteum-Orchester Salzburg hatte sich für dieses Konzert der Mitwirkung zweier berufener Interpretinnen versichert. Die französischen Zwillingsschwestern Isabelle und Florence Lafitte haben das Stück wahrscheinlich seit ihren ersten Stunden auf dem Conservatoire verinnerlicht und präsentieren es seither als "cheval de bataille" in vielen Konzertsälen. Unter Leopold Hager, dem ehemaligen Chefdirigenten des Mozarteum-Orchestres, boten die Schwestern makelloses Klavierspiel von einer cembalozarten Durchsichtigkeit bis zu kaskadenartigen Akkorden, abwechselnd melodienselig das eine Klavier und hämmernd das andere. (…) Rolf Fath (2 APR 2003)
Isabelle et Florence Lafitte en solistes à Karlsruhe (…) L'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg s'était assuré pour ce concert la collaboration d'un duo d'interprètes éprouvées. Les soeurs jumelles françaises Isabelle et Florence Lafitte ont vraisemblalement assimilé cette oeuvre depuis leurs premières heures au Concervatoire et la présentent depuis comme "cheval de bataille" dans de nombreuses salles de concert. Sous la direction de Leopold Hager, le chef historique de l'Orchestre du Mozarteum, les soeurs ont offert un jeu de piano impeccable, de la transparence proche du clavecin jusqu'aux accords en cascade, alternant les lignes mélodieuses et les coups de marteau. (…) Rolf Fath (2 APR 2003)
Isabelle and Florence Lafitte as soloists in Karlsruhe (…) For the concerto the Salzburg Mozarteum Orchestra could call upon the skills of two highly qualified performers. French twin sisters Isabelle and Florence Lafitte have doubtless been inwardly digesting the piece since their very first lessons at the Conservatoire, and the old war-horse has carried them safely through many a concert in many a hall. Under Leopold Hager, formerly principal conductor of the Mozarteum Orchestra, the sisters responded with faultless piano playing, shifting with ease from harpsichord-like transparency to cascading chords and varying from soulful melody on the one instrument to forceful hammering on the other. (…) Rolf Fath (2 APR 2003)
Stille Vituosinnen (…) In dieses feinsinnige Klangbild fügten sich die Solistinnen des Abends nahtlos ein. Die französischen Zwillingsschwestern Isabelle und Florence Lafitte präsentierten in Mozarts Konzert für zwei Klaviere Es-Dur KV365 eine bedächtige, dezente Lesart mit sehr ruhigen Tempi in den ersten beiden Sätzen. So entstand ein eigentümlicher Weichzeichner-Effekt, der schon auf das nachfolgende C-Dur-Rondo op. 73 von Frédéric Chopin vorauswies.
(3 APR 2003)
Sereines virtuoses (…) Les solistes de la soirée se glissèrent sans difficulté dans cette tonalité subtile. Les soeurs jumelles françaises Isabelle et Florence Lafitte ont fait preuve, dans le Concerto pour deux pianos KV 365 en mi bémol majeur de Mozart, d'une interprétation mesurée et légère, avec des tempi très calmes dans les deux premiers mouvements. Il en résulta un effet de filtre tamisé singulier, qui déjà était apparu dans le Rondo op. 73 en do majeur de Frédéric Chopin.
(3 APR 2003)
Quiet virtuosity (…) the soloists for the evening fitted seamlessly into this delicate pattern of sound. The twin sisters from France, Isabelle and Florence Lafitte, tackled Mozart's Double Concerto in E flat major KV 365 with a deliberate, unobtrusive performance, keeping the tempo very slow in the first two movements. The result was a curiously soft-focus effect, to be echoed later in the subsequent Rondo in C major by Fryderyk Chopin.
(3 APR 2003)
Leopold Hager und das Mozarteum-Orchester (…) Zwei Damen, Zwillinge gar in Schwarz und Weiß, zogen in der Mitte des Programms die Aufmerksamkeit auf sich: das französische Klavierduo Isabelle und Florence Lafitte. Mozarts Konzert für zwei Klaviere und Orchester KV 365 klang unter ihren Händen nach sittsam perlendem Vergnügen, im Mittelsatz gar nach lieblichem Glockengeläute. Die klirrende Spannung, mit der die Labèque-Schwestern aus diesen drei Sätzen jegliche Gemütlichkeit hinauspusten, steht den beiden Lafittes nicht zu Gebote, stattdessen aber im Mittelsatz eine anrührende Heimchen-Seligkeit, die sich beim zugegebenen Rondo für zwei Klaviere op. 73 von Chopin zur bewegten gestalterischen Zweisamkeit ausbauen lieb. Erwin Schwartz (3 APR 2003)
Leopold Hager et l'Orchestre du Mozarteum (…) Deux femmes, jumelles bien qu'en noir et blanc, attirèrent l'attention sur elles au milieu du programme : le duo de pianos français Isabelle et Florence Lafitte. Sous leurs doigts, le Concerto de Mozart pour deux pianos et orchestre KV 365 sonna comme un sage plaisir pétillant, dans le mouvement central comme un exquis tintement de cloches. Il n'y a pas, dans le jeu des Lafitte, cette tension fébrile, par laquelle les soeurs Labèque extraient de ces trois mouvements tout charme. Au contraire, dans le mouvement central, c'est plutôt un touchant sentiment de bonheur domestique qui se développera, dans le Rondo op. 73 de Chopin donné en bis, en un tête-à-tête mouvementé et créatif. Erwin Schwartz(3 APR 2003)
Schwarz-weiße Zwillinge an den Tasten (…) Das sind ja stets Familienkonzerte ungewöhnlicher Art: Die Onders, die Labèques oder - wie jetzt im gut besuchten Congress Centrum zu erleben - Isabelle und Florence Lafitte spielen vierhändig Klavier. Schwesterliche Duos, nun wirklich auf einer musikalischen Wellenlänge. Die Zwillinge aus Frankreich, die eine schwarz, die andere weiß gekleidet, was natürlich nichts aussagen sollte über die Zuständigkeit an den Tasten, boten dem Publikum Francis Poulencs Konzert für zwei Klaviere und Orchester nicht nur mit technischer Brillanz, sondern in perfekter Abstimmung. Und auch das Mozarteum Orchester hatte seinen Spaß mit den Lafittes.
Jürgen Kanold (4 APR 2003)
Jumelles en noir et blanc au clavier (…) Ce sont toujours des concerts de famille hors du commun : les Önder, les Labèque ou - comme on peut le vivre dans ce Centre des Congrès si bien fréquenté - Isabelle et Florence Lafitte jouent au piano à quatre mains. Les duos de soeurs sont maintenant réellement sur une onde musicale. Les jumelles françaises, l'une habillée en noir, l'autre en blanc, ce qui bien sûr ne signifie rien de leur compétence au clavier, ont offert au public le Concerto pour deux pianos et orchestre de Francis Poulenc, avec non seulement une technique brillante, mais aussi une parfaite coordination. L'Orchestre du Mozarteum prit lui aussi du plaisir avec les Lafitte.
Jürgen Kanold (4 APR 2003)
Séduction et élégance de deux pianistes Après le Beaux-Arts Trio et Boris Pergamenshikow, et François-René Duchable, la saison de musique de chambre 2001/2002 de l'opéra-théâtre d'Avignon et des pays de Vaucluse, en co-réalisation avec la société avignonnaise des concerts, s'est poursuivie avec un récital pour deux pianos du duo Lafitte.
(31 JAN 2002) La Gazette Provençale Héritages, croisements, filiations, interférences sont à l'origine de beaucoup d'œuvres d'art qui naissent de la germination ou du rejet des influences. La musique n'échappe pas à la règle. L'originalité du programme pour deux pianos des sœurs Lafitte repose sur ces jeux de réminiscences et de filiations. Répudiant la facilité de l'écoute grand public et du prêt à porter musical, leur intelligence et leur haute culture les autorise à choisir un regard structuraliste sur le répertoire pour mettre à jour des connivences révélatrices loin de l'académisme. Un périple éblouissant par la pureté du style, la maîtrise instrumentale qui intègre le rythme, les volumes, les timbres, la profondeur du discours musical. De savantes métamorphoses d'écriture deviennent évidentes qui apparentent certaines pages de Liszt et Chopin à Ravel et Debussy.
Robert Sabon (31 JAN 02) La Gazette Provençale Inheritance, cross-breeding, filiation and interference often lie behind works of art that arise from the germination or rejection of seeds planted by outside influences. Music is no exception. The originality of the programme for two pianos by the Lafitte sisters was based on such games of reminiscence and filiation. Scorning audience-pulling easy listening or musical ready-mades, their intelligence and high culture equip them to take a structuralist approach to repertoire. This they do with shrewd selections that show up revelatory forms of connivance, remote from any academic lineage. They take audiences on a tour of dazzling purity of style, with instrumental command that unites rhythm, volume, timbre and depth of musical argument. The skilfully exposed metamorphoses in composition point up the degrees of kinship linking certain pieces by Liszt and Chopin to Ravel and Debussy.
Robert Sabon (31 JAN 02)
4 mains pour deux pianos, 2 anges de la musique D'abord avec Mozart, Schumann et Mendelssohn, les princes de l'écriture pianistique. Beauté formelle, respectée dans ses moindres détails. Noblesse d'un style restitué, aristocratie des oeuvres mais aussi du jeu des interprètes. Technique au-dessus de tout éloge, à laquelle on ne pense même pas, grâce à l'élégance du toucher, la beauté d'une sonorité aux mille nuances nécessaires et elles seules. Admirable maîtrise, intelligence, finesse, voilà qui est le propre du jeu de ces artistes. Contrastes et couleurs de la Musique voici un américain de 1924 qui ne cache pas son identité, ni ses sources, précédant la Valse de Maurice Ravel un des plus hauts chefs-d'oeuvre de la musique symphonique « Une salle de bal à Vienne, sous l'Empire » transcription par Ravel lui-même. On écoute. C'est irrésistible. Jean Cau (8 AUG 1992)
Accord parfait pour les jumelles Isabelle et Florence Lafitte, duettistes pour deux pianos Isabelle et Florence Lafitte sont jumelles. Des vraies de vraies pour la ressemblance physique et des vraies fausses pour l'allure et la personnalité. Elles sont deux avant d'être une. Une précision d'importance pour ces talentueuses musiciennes qui jouent élégamment du piano (à chacune le sien) et qui font des gammes à l'international. S'il arrive au public de les confondre, c'est aussi en raison d'un jeu symbiotique, fruit d'années et d'années de travail. Leur gémellité n'est qu'un atout supplémentaire, certes médiatique mais limité. Isabelle et Florence en sont conscientes, sachant qu'il leur faut parler d'elles avant d'évoquer leur passion pour la musique. Bon d'accord, « elles » sont pareilles, et alors ? Illusion que cela car, « non, vraiment, nous ne rêvons pas des mêmes choses et nous n'avons pas ces fameuses intuitions attribuées généralement aux jumelles », précise autoritairement Isabelle. Florence préfère rire avant de l'interrompre : « L'essentiel, c'est de savoir qu'Isabelle, ce n'est pas moi et vice versa ! » Une jolie pirouette qui clôt le « débat ». Au « néophyte » de se guider au son de la voix, à un mouvement des mains ou à une lueur dans le regard, tant elles se ressemblent ! Côté musique, la vocation n'est pas la même. Isabelle « ne pourrait vivre sans composer » alors que Florence « adore interpréter à sa manière ! » S'ensuit une vibrante discussion sur leur parcours respectif. Si elles ont découvert le piano ensemble (elles avaient 7 ans), l'une a « moyennement » apprécié (Florence), l'autre a été enthousiasmée « à l'idée de pouvoir improviser ». C'est au conservatoire d'Aix-en-Provence qu'elles ont commencé à jouer en duo pour se révéler sous la houlette du célèbre Eric Heidsieck au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon. Elles se perfectionneront ensuite à l'Académie Franz Liszt de Budapest puis à la Manhattan School of Music de New York. Lauréates du concours international de deux pianos Murray Dranoff à Miami, elles ont également reçu le premier prix à l'International Music Video Competition Fuji TV Networks de Tokyo et ont été consacrées par les fondations Pathé-Marconi et Cziffra. Leur carrière à l'international les amène aussi bien au Florence Gould Hall (New York), au Carl Milles Museum (Stockholm), au Festival d'automne de Prague, qu'à l'auditorium de la Royale Belge (Bruxelles) avec des détours cent pour cent français (La Chaise-Dieu, Le Touquet, Melle, Valençay, Aix…). Leur répertoire éclectique (Jean-Sébastien Bach, Claude Debussy, Manuel Infante, Jean-Philippe Rameau, Michel Legrand, etc.) séduit un public de plus en plus nombreux, surpris par leur facilité de jeu et le fini de leur exécution. Les critiques applaudissent, Isabelle et Florence saluent. Qui est qui ? Elles seules le savent… Catherine Bail (2 NOV 1996)
Mozarteum zeigt Spielfreude pur Wenn das Mozarteum Orchester Salzburg Mozart spielt, dann ist das fast so, als hörte man Wagner in Bayreuth - im Tempel also. Beim zweiten Meisterkonzert der Saison in der Westfalenhalle gastierte das Mozarteum Orchester, geleitet von dem niederländischen Dirigenten Hubert Soudant. (…) Herzstück des Meisterkonzertes waren die Konzerte für zwei Klaviere. Die französischen Zwillingsschwestern Isabelle und Florence Lafitte sind ein absolut homogenes, technisch brillantes Team, spielen wie eine Person: fein gewobene Klangstrukturen im Kopfsatz von Mozarts Es-Dur Konzert (KV 365), huschend und von absoluter Leichtigkeit das Finale - Spielfreude pur. Was nun Poulencs Konzert für zwei Klaviere und Orchester d-moll in einem fast reinen Mozart-Programm zu suchen hat, wird im zweiten Satz deutlich, dessen Hauptthema aus Mozarts "Krönungskonzert" entlehnt ist, doch den Hörer dann überraschend mit der Musik des 20. Jahrhunderts konfrontiert. Originell ist die lnstrumentierung mit dominierendem Bläsersatz und Schlagwerk. Eine Fülle musikalischer Einfälle wird über den Hörer im Finale ausgeschüttet, das ebenso bunt daherkommt wie die Designer-Anzüge der Solistinnen, die sich dem Werk ihres Landmanns mit unvergleichlicher Brillanz und großem Einfühlungsvermögen näherten. Ein Meisterkonzert, das seinem Namen Ehre machte. Martina Lode-Gerke (5 DEC 01)
Le Mozarteum montre un pure joie de jouer Quand l'orchestre du Mozarteum de Salzbourg joue Mozart, comme lorsque l'on entend Wagner à Bayreuth, c'est presque toujours la même chose : nous sommes au sanctuaire L'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, dirigé par le chef néerlandais Hubert Soudant se produisait en tournée à l'occasion du deuxième Meisterkonzert de la saison de la Westfallenhalle. (…) Les pièces maîtresses de ce Meisterkonzert étaient les concertos pour deux pianos. Les sœurs jumelles françaises Isabelle et Florence Lafitte forment un ensemble absolument homogène, techniquement brillant, elles jouent comme une seule personne : des structures sonores finement tisséées dans le mouvement principal du Concerto en mi bémol majeur de Mozart (KV 365), animant le Finale dans une légèreté absolue - pure joie du jeu. Qu'a à faire le Concerto pour deux pianos et orchestre en ré mineur de Poulenc dans un programme presque purement Mozart : c'est évident dans le second mouvement, dont le thème principal est fourni par le Concerto "Couronnement" de Mozart, même si l'auditeur est surpris par cette confrontation avec la musique du 20ème siècle. L'instrumentation avec la présence dominante des parties de vents et de la percussion est originale. Une foule d'idées musicales est déversée sur l'auditeur dans le Finale, semblable à la tenue de couturier bariolée des solistes, qui se sont approchées de l'œuvre de leur compatriote avec une virtuosité incomparable et d'immenses capacités d'interprétation. Un Meisterkonzert, qui fit honneur à son nom. Martina Lode-Gerke (5 DEC 01)
Begeisterung: Mozart aus erster Hand serviert WILHELMSHAVEN : Mit zwei leichten Händen (und ohne Taktstock) führt Chefdirigent Hubert Soudant das Mozarteum Orchester Salzburg zu musikalischen Höhenflügen, an denen das Publikum in der voll besetzten Stadthalle teilhaben kann. lm besonderen Blickpunkt steht dabei als Klavier-Duo das französische Zwillings-Geschwisterpaar lsabelle und Florence Lafitte. (…) Der brillante Höhepunkt ist das Konzert für 2 Klaviere und Orchester d-Moll von Francis Poulenc (1899-1963). Die Idee zu dieser Komposition hatte im Sommer 1932 Prinzessin Edmond de Polignac anlässlich eines Musikfest von dem sie wusste, dass zwei Pianisten anwesend sein werden. Die Uraufführung folgte im September gleichen Jahres. Der Stirnsatz enthält ein Kaleidoskop musikalischer Inspirationen. Während eine Pianistin Melodiekaskaden spielt, setzt die andere kräftige Akkordschläge hin. So wird der erste Satz zu einer Reminiszenz der Klaviervirtuosen des 19. Jahrhunderts. Es klingt auch javanische Gamelan-Musik an, zu der der Komponist auf einer Kolonialausstellung 1931 angeregt worden war. Der zweite Satz ist eine Referenz an Mozart mit dem Thema aus dem zweiten Satz des Krönungskonzerts. Der dritte Satz beginnt mit einem stark akzentuierten Jazz-Duett auf Klaviertasten, über das vom Orchester ein schwelgerischer Bogen gespannt wird. Und wieder gewinnt die Gamelan-Musik Raum. So wird dieses Konzert zu einer großartigen und durchaus aktuellen Synthese zwischen Ost und West, zwischen orientalischen und europäischen Traditionen. Das Konzert Nr. 10 für 2 Klaviere und Orchester Es-Dur KV 365 - von Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) hatte Mozart 1779, also 23-jährig, für sich und seine Schwester "Nannerl" komponiert. Beiden Klavieren kommen selbständige Aufgaben zu. Das Zusammenspiel und der Dialog mit dem Orchester sowie die pianistische Korrespondenz im ständigen Blickkontakt hat eine äußerst, reizvolle Wirkung. Zwei Schwestern, ein Zwillingspaar und zwei Temperamente: Isabelle (oder ist es Florence?) zur linken Hand des Dirigenten, ist die: Temperamentvollere, immer zu einem Lächeln und Augenzwinkern bereit, während Florence (oder war es Isabelle?) mit eher sachlich-strenger Wesensart ihren Part bewältigt. Beide spielen künstlerisch wie technisch auf höchstem Niveau und doch mit einer gewissen Nonchalance, die das künstlerische Charisma zum Leuchten bringt. Als Zugabe spielt das Duo das fünfte Stück aus der Suite de Danses "La Libertadora" von Darius Milhaud. Die obligatorischen Blumensträuße sind in den französischen Nationalfarben gebunden worden. (…) Ernst Richter (6 DEC 2001)
Enthousiasme : Mozart servi de première main WILHELMSHAVEN : Avec deux mains légères (et sans baguette), le chef d'orchestre Hubert Soudant conduit l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg à des sommets musicaux, auxquels a pu s'associer le public de la Stadthalle, pleine à craquer. Le duo de pianos des sœurs jumelles Isabelle et Florence Lafitte tient une place particulière dans ce tableau (…) Le brillant sommet du concert est le concerto pour 2 pianos et orchestre en ré mineur de Francis Poulenc (1899-1963). Le propos consiste en un kaléidoscope d'inspirations musicales. Pendant qu'une pianiste joue des cascades mélodiques, l'autre plaque des accords puissants. Le concerto n° 10 pour 2 pianos et orchestre en mi bémol majeur KV 365 a été composé en 1779 par Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), qui a alors 23 ans, pour sa sœur "Nannerl". Les deux pianos se voient confier une grande autonomie. Le jeu d'ensemble et le dialogue avec l'orchestre, ainsi que la correspondance pianistique dans le contact visuel permanent sont fascinants. Deux sœurs, des jumelles, et deux tempéraments : Isabelle (ou bien est-ce Florence ?) à la main gauche du chef, pleine de tempérament, toujours prête à un sourire ou un clignement d'œil, pendant que Florence (ou bien est-ce Isabelle ?) tient sa partie de façon plutôt sobre et sérieuse. Elles jouent toutes les deux au plus haut niveau, tant au plan artistique qu'au plan technique, avec cependant une savante nonchalance, qui met en lumière une formidable présence artistique. Ernst Richter (6 DEC 2001)
Spannungsreiche Pausen Die Labèques? Na klar, die kennt jedes Klavier spielender Kind. Aber wer sind die Lafittes? Die im Deutschland noch wenig populären Zwillingsschwestern aus Frankreich, die zahlreiche Preise internationaler Klavierwettbewerbe gewonnen haben, traten jetzt zum ersten Mal beim Rheingau Sommer der Burghofspiele Eltville auf. Sie hatten für ihr Debüt in der gutbesuchen Kellerhalle von Schloß Rheinhartshausen ein exquisites Programm zusammengestellt. (…) In der Interpretation der Fantasie f-moll D940 von Franz Schubert, zeigten die Künstlerinnen viel Einfühlungsvermögen, arbeiteten mit pianistischem Feinschliff, bauten enorme Spannungen auf, die sich in lang gehaltenen Generalpausen entluden. Zu den delikaten Raritäten des Abends gehörten die Procesion del Rocio von Joaquin Turina und die Klavierfassung der Rapsodie espagnole von Maurice Ravel. Hier diente die Härte des "analytischen" Tonfalls der Verdeutlichung eines teilweise kompakten, auch harmonisch anspruchsvollen Klaviersatzes. Am Ende viel Beifall, zwei Zugaben (Bach, Gershwin) und die Hoffnung auf ein baldiges Wiederhören. Harald Budweg (10 JUL 98)
Des silences pleins d'intensité Les Labèque? mais bien sûr, tout enfant qui joue du piano les connaît. Mais qui sont les Lafitte? Ces surs jumelles françaises, encore peu connues en Allemagne qui ont gagné de nombreux prix dans les concours internationaux, se produisaient pour la première fois au festival d'Eltville, lors de l'Eté du Rheingau. (…) Elles avaient choisi pour leur début dans la salle bien remplie du château de Reinhartshausen, un programme original. (…) Lors de l'interprétation de la fantaisie en fa mineur D 940 de Franz Schubert, les artistes firent preuve de beaucoup de sensibilité dans l'abord de cette uvre tardive du compositeur. Elles travaillèrent avec un ciselé pianistique, construisirent d'énormes moments de tension qui se déversèrent ensuite dans des silences maintenus longtemps. Parmi les pièces rares et délicates de ce concert, figurait la Procesión del Rocio de Joaquin Turina et la version pour piano de la Rapsodie espagnole de Maurice Ravel. Ici, la dureté de la sonorité "analytique" servit à clarifier un mouvement de piano aussi compact qu'harmonieusement exigeant. Beaucoup d'applaudissements à la fin. Deux bis (Bach, Gershwin) et l'espoir de retrouvailles très prochaines. Harald Budweg (10 JUL 98)
Splendid nights at Cultural Centre David Atherton was seen with a young blond French woman on either arm last Saturday evening. What - some sleazy scandal? Not really. But I do assure you that if you don’t go to the Cultural Centre on Saturday evenings these days you’re always missing something sensational. But I wouldn’t give up another evening at the Cultural Centre with the Hong Kong Philharmonic. The Duo Lafitte were simply superb, despite looking about 10 years older than their publicity shot. This was forgivable. Most performers, after all, look at least 20 years older than their publicity picture. Dr. George Adams (5 DEC 1998)
Splendides soirées au Centre Culturel David Atherton vu ce samedi soir avec une jeune française blonde à chaque bras. Quoi - quelque vil scandale ? Pas vraiment. Mais je vous assure que si vous n'allez pas au Centre Culturel les samedis soirs ces temps-ci, vous ratez chaque fois quelque chose de sensationnel. Je ne raterai plus une seule soirée au Centre Culturel avec le Philharmonique de Hong Kong. Le Duo Lafitte fut simplement superbe, bien qu'elles fassent presque 10 ans de plus que sur la photo de leur affiche. C'est pardonnable. Beaucoup d'artistes, après tout, font au moins 20 ans de plus que leur photo de presse. Dr. George Adams (5 DEC 1998)
Musique d'aujourd'hui (…) L’infatigable Jacques Mercier à la tête de l’Orchestre national d’Ile-de-France a offert à ce public réellement attentif un programme fort intelligemment conçu, encadré par la Symphonie "L’Ours" de Haydn, bien enlevée, et la Symphonie "Classique" de Prokofiev. Mais au cur d’un concert ainsi bouclé par des pages "rassurantes", les habitants de Montereau eurent le plaisir de découvrir un programme moins aisé: le Concerto pour deux pianos de Poulenc et Météores pour deux pianos et orchestre, une uvre d’Alain Louvier donnée ici en création mondiale ! Ces découvertes furent certainement facilitées par la présence musicale des pianistes Isabelle et Florence Lafitte, par leur jeu direct et sans afféterie dans le Concerto de Poulenc; elles mirent une joie évidente à explorer les multiples techniques d’attaque (paumes, poings, avant-bras…) mises en jeu dans la partition d’Alain Louvier. Le fait que, sans ostentation, les pianistes jumelles aient aussi pensé leur "mise en scène" n’était pas pour rien dans l’attention que le public a pu porter à cette dernière partition, très colorée (…). Ce soir-là, loin des projecteurs de la capitale, le bonheur de la musique rayonnait aussi à Montereau. Eric Taver (5 FEV 1999)
Un duo à toute épreuve L’Orchestre national d’Ile-de-France et son chef Jacques Mercier accueillent le duo de pianos Isabelle et Florence Lafitte (…). Surs jumelles, Isabelle et Florence Lafitte possèdent la connivence d’une irremplaçable pratique commune. Dans le Concerto pour deux pianos de Poulenc, elles mettent en valeur l’esprit et la poésie qui imprègnent cette page avec un enthousiasme et un don de soi communicatifs. Michel le Naour (Avril 1999) Le grand art d'être populaire (...) Mais il y avait Poulenc et son Concerto pour deux pianos. Certes, par le même orchestre. Mais avec Isabelle et Florence Lafitte. Elles ne se sont pas contenté de tirer le public vers le haut : l'orchestre a suivi. Et plus qu'à l'évidence sans se faire prier. Duo Arlequin griffé Issey Miyaké, les inséparables affichent la couleur : toucher feu follet, volubile, un étincellement de feu grégeois, des courses d'octaves endiablées. Et puis cette main bien faite d'une rassurante plénitude, qui passe des arêtes vives de l'autorité aux frémissements de la jalousie, aux vibrations amoureuses. Poulenc a dû lui aussi rêver à d'insaisissables et mythiques créatures bariolées en remplissant les portées de leur danse spirituelle et fauve, en poursuivant des notes indociles. Poulenc avouait s'être amusé, pour distraire un public sans exigence. Musique qui se voulait populaire, et devenue savante. Isabelle et Florence Lafitte la dansent comme les ombres mystérieuses d'un kaléidoscope. Tantôt discrètement nostalgiques, tantôt éperdument exubérantes. Milhaud est venu les adouber en rappel avec "Brazileira", et la "Libertadora". "Snoopy valse" ? On y perçut beaucoup plus qu'un simple et tendre clin d'œil d'Isabelle à sa sœur. Un étonnant talent pour l'écriture. Est-ce vraiment une surprise ? (...) Roland Duclos (28 AOU 2002) Bénie (…) Et comment aurait-il pu en être autrement s’agissant déjà du programme consacré aux inspirations ibériques de Ravel, Debussy, Falla, et bien sûr Rodrigo et Turina, et plus encore de la personnalité des interprètes ? Ces deux-là possèdent cette rare faculté de naturellement croiser leurs respectifs talents, pour faire naître les images de la danse et du feu dans l’âpreté de leurs fauves empourprements chez Falla ou pour donner le juste reflet des mystères et des vertiges inquiets de la nuit chez un Ravel. Il n’est pas un auteur qui n’ait sa couleur, une pièce à laquelle elles n’apportent une saveur particulière. Touchers capiteux ou réfléchis, phrasés durs ou élégiaques, elles savent d’un trait sûr dessiner l’enfance chez Rodrigo, ou peindre ce goût étrange de folie dans la ferveur d’un Turina. Les surs Lafitte ont un orchestre dans chaque main ! Roland Duclos (30 AUG 1998) Le vrai visage de Poulenc Les surs Lafitte sont avant tout pianistes par le talent, jumelles par le hasard de la naissance. Un duo loin des feux de la rampe, mais plus près de la musique vraie. « Miracle d'un équilibre mystérieux entre le neuf et le classique, entre l'héritage des maîtres, l'invention robuste et comme paysanne des mélodies où la science et la fraîcheur enfantine s'enroulaient ensemble » disait Cocteau de Poulenc. Le compliment vaut, mot pour mot, pour l'interprétation du Concerto en ré qu'Isabelle et Florence Lafitte donnaient, samedi, salle Cziffra. Le poète omet pourtant ces délicatesses rêveuses entre humour et désinvolture, qui font tout le charme et la signature inimitables du compositeur et que Stéphane Audel qualifiait de « moine et mauvais garçon ». Un supplément d'âme sans lequel Poulenc ne serait pas lui-même et qui a donné toute sa dimension au jeu des deux pianistes. Silence religieux dans l'assistance, signe que la magie de Poulenc opérait. Mettre en place autant de fantaisie dans la rigueur n'est pas fréquent dans ce répertoire de hautes turbulences chromatiques et d'incertitudes mélodiques : la lettre est parfaite mais l'esprit restera toujours improbable. Etre parvenu à ce degré de quintescence dans la traduction de la pensée de cet « amoureux de la vie, mélancolique et sereinement mystique », est plus le témoignage d'un indiscutable talent qu'une performance. Rien d'étonnant après ça, que le concerto BWV 1061 de Bach, la Valse de Ravel soient pour elles un jeu d'enfant. Quant aux Réminiscences de Don Juan, de Liszt, enlevées avec panache et séduction, elles confirmaient ce que l'on pressentait : les surs Lafitte sont authentiquement musiciennes. Roland Duclos (2 SEP 1996) The great art of being popular (...) And then there was Poulenc and his Double Concerto. The orchestra was indeed the same. But with Isabelle and Florence Lafitte. Not content with taking the audience a step or two higher, they took the orchestra with them - not that the players needed much coaxing, to judge from their enthusiastic response. The dedication to colour of the inseparable duo was brightly announced by their Issey Miyaké clothes - and followed up by their playing: a light, mobile firefly touch, or voluble wildfire sparks, a devil's race through the octaves. But also that deft, reassuringly full hand, slipping by turns from the sharp crests of authority to the shuddering of jealousy and the quivering of love. Poulenc himself must have dreamed of elusive, multi-coloured mythical creatures as he set down in music their wild and spiritual dances, chasing after their unruly rhythms. The composer admitted he had written for his own amusement, and for an undemanding audience. Music which set out to be popular before becoming great art. Isabelle and Florence Lafitte dance through it like the mysterious shadows of a kaleidoscope, discreetly nostalgic and madly exuberant by turns. Milhaud's Brazileira and Libertadora confirmed their splendid status. As for the Snoopy valse, there seemed to be far more to it than just a charming present from Isabelle to her sister: this was a composition that showed remarkable talent. But then, should we really be surprised? (...) Roland Duclos (28 AUG 2002) Le Duo Lafitte tutoie les étoiles Quelle merveille que la musique quand elle est jouée avec autant d'engagement et de naturel ! Quatre fois le public a rappelé le Duo Lafitte, mardi soir, sur la scène de l'opéra. Exprimant, un peu plus fort à chaque retour, la joie intense dont l'avaient inondé deux musiciennes en état de grâce. Isabelle et Florence Lafitte ont un don. Un don d'amour pour le piano qui ne supporte aucun à-peu-près. Ni dans la présentation, ni dans l'expression. Si les soeurs jumelles ont choisi d'unir leur destin d'interprètes, ce n'est pas pour doubler leurs capacités techniques ou multiplier les effets de manches. Mais bel et bien pour contribuer ensemble à propager un répertoire dont elles explorent les infinies richesses. Avec l'intention, très nette, de le nourrir de leur propre sensibilité dans une approche artistique et humaine. A l'image de ces robes noires sorties de l'imagination d'un créateur contemporain qu'elles portent avec une élégance simple sous des éclairages mauves et orange. Dans le programme, on perçoit ce même choix, précis et harmonieux. Les deux musiciennes ont opté pour une succession de pièces de caractère, toutes du XXe siècle. Deux d'entre elles sont des variations autour d'opéras célèbres. Et trois ont été inspirées par l'Espagne à des compositeurs français, Bizet, Chabrier et Ravel. Le seul à échapper à cette belle unité de propos est Pascal Zavaro, compositeur né en 1959. Mais en écoutant « Gazoline Music », à l'atmosphère parfois « gershwinienne », on comprend vite que cette oeuvre n'est pas là par hasard tant elle s'inscrit comme l'héritage de ce qui suit. Gershwin débarque d'ailleurs à point nommé dans un pot-pourri de « Porgy and Bess », signé Percy Grainger. Et là, on chavire. Isabelle et Florence Lafitte donnent une lisibilité, un relief époustouflants à cette écriture dont peu de musiciens classiques assument la portée populaire. Elles font éclater les accents et les couleurs de ce langage des rues, offrant au chant et au swing une respiration libératrice. La recherche de vérité, à l'essence de l'oeuvre, c'est la corrida qu'on entend dans « Espana », d'Emmanuel Chabrier. On est transporté dans l'arène avec l'envie irrésistible de crier: « Olé ». Avec la « Rapsodie Espagnole », les deux musiciennes laissent les éventails aux vestiaires pour souligner la progression dans la déstructure si chère à Ravel. Le public, subjugué, en redemande. Il sera exaucé avec une générosité dépassant ses espérances. Après un sémillant extrait de « Scaramouche » de Darius Milhaud, qu'elles joueront une deuxième fois, les soeurs Lafitte passent au piano à quatre mains pour « Snoopy Valse ». Une pièce, au très joli thème, qu'Isabelle a écrite pour Florence et dédiée à son chien, « c'est un souvenir de voyage ; Snoopy a fait pas mal de pays avec nous ». Et puis vient le cadeau. Une oeuvre de Liszt qu'elles sont les seules à jouer. Un « Nocturne d'après le sonnet 104 » qui, comme une centaine d'autres, dormait dans les archives de Weimar. Magnifique moment, totalement privilégié. D'où surgit ce fameux silence d'après la dernière note qui est « encore de la musique ». N. V.P (16 OCT 2003) Un plus un égale deux… en un Heureusement que dans la musique il y a autre chose que de la musique ! Heureusement qu'il y a des interprètes qui ont bien plus à dire que la plasticité de la note ou l'horizontalité de la partition écrite. Démarche favorisée par certains répertoires, plus particulièrement ceux du XXe siècle où un instrumentiste peut penser cette valeur ajoutée, cette clef des sens qui dépassent la démarche esthétisante, le souci rhétorique, le descriptif didactique. Et ce, quand bien même ces dernières notions seraient porteuses de valeurs capables de transcender une certaine pesanteur inhérente au matériau musical. Car si la manifestation de la musique, peut-être appréhendée comme une abstraction sujette à la subjectivité de l'interprétation, sa perception en tant que phénomène physique, et sa présence en tant qu'objet sensible sont bien réelles. Et par effet de réflexibilité sur un auditoire, l'intérêt de toute interprétation est moins de nous faire entendre l'intangibilité supposée d'une écriture, que d'investir, occuper, vampiriser le corps musical dont elle se nourrit et nous abreuve. Et mercredi en l'église du Marthuret dans le cadre du festival Piano à Riom, Isabelle et Florence Lafitte se sont d'abord imposées par l'évidence de leur propos et la cohérence de leur jeu et de leur démarche. Affirmation d'un tempérament duel au sens grammatical, qui ne disperse jamais l'attention de l'auditeur dans l'accessoire, le paraître, le dilatoire. Et encore moins ne détourne le sujet abordé de son objet en le vidant de sa substance. Leur appropriation a pour seul but d'apporter ce souffle, cet élan vital qui donne au phrasé la transparence de l'imagination et l'évidence du chant. L'autorité digitale, à l'implacable délié, insuffle une santé cadentielle et une netteté polyphonique qui fait l'audition littéralement captivée. Mais l'autorité du discours ne submerge à aucun instant la clarté du toucher et la vraie réflexion qui nous conduit sans coup férir autant à l'intelligibilité de l'œuvre qu'à l'intelligence de la lecture qui nous en est faite La diversité des attaques chez l'une et l'autre, affirme autant le caractère et les accents propres à chacune de ces deux artistes forcément complémentaires, qu'elle convainc par l'authenticité de l'échange, la pureté du timbre, la franchise du contact avec l'instrument, toujours dominé, inimitable. Inimitable car il y a bien un "je ne sais quoi" relevant de la complicité biologique chez ces deux-là. Mais elles le dépassent et se surpassent par une lucidité et une finesse d'esprit mise sans restriction au service de l'œuvre. Les Nocturnes de Debussy, pouvaient aller incomparablement plus loin que la version pour orchestre dans le poudroiement poétique et cette diffuse lumière presque surnaturelle. Moins teinté de perfection panthéisme que d'éclats symbolistes, le "Prélude à l'après-midi d'un Faune" relevait quant à lui, le délicat défi de l'expressivité. Au risque de détourner ce fameux fondu des timbres au profit d'une plus grande fermeté architecturale. Option défendable pouvant relever du débat d'idées. Le Dutilleux des "Figures de résonances" méritait lui, un piratage en bonne et due forme. Peu d'artistes sont capables d'en traduire à ce point les subtilités harmoniques et l'exigence d'immatérialité en complet contraste avec l'engagement pianistique. On pourrait en dire sensiblement de même pour le Concerto pour deux pianos de Poulenc. S'agissant bien entendu du rendu d'une pièce qui ne pouvait que gagner à passer entre les mains de nos duettistes inspirées. Concernant Milhaud, le public ne se serait pas fait prier pour une intégrale jusqu'au bout de la nuit... Bon sang (aixois) ne saurait mentir : les sœurs Lafitte possèdent plus qu'à l'évidence, les qualités innées de coloristes et de rythmiciennes. Et bien plus encore. Mais il y avait ce soir-là, Scaramouche, Rosetta, Libertadora et un parfum de Carnaval pour le dire mieux que les mots. Roland Duclos (10 JUN 2001) The Duo Lafitte reach for the stars How marvellous music can be, when played with such commitment and natural energy! A grateful audience called the Duo Lafitte back no less than four times at the close, and for each encore the applause was a little louder still, expressing the intense joy that these two splendid musicians had inspired in their listeners. Isabelle and Florence Lafitte have a gift. A gift of love for the piano which knows no half measures, either in presentation or in expression. Certainly the twin sisters have not chosen to pursue their performing careers together merely so as to redouble their technical capacity or histrionic effect. Their purpose is simply to work together in spreading a repertoire whose infinite wealth they explore in depth. Equally clear is their intention to lavish on that repertoire the sensitivity of their own artistic and personal approach, encapsulated in the image created by their black dresses, cut to a highly contemporary design and worn with straightforward elegance under the mauve and orange stage lighting. The same approach could also be detected, clear-cut and harmonious, in the programme. The two pianists opted for a succession of highly characteristic pieces, all from the 20th century. Two were variations around celebrated operas, while three were the result of the inspiration of Spain on French composers, Bizet, Chabrier and Ravel. The only deviation from an otherwise attractively uniform set was by Pascal Zavaro, a composer born in 1959. Listening to his Gazoline Music, however, with its occasionally almost Gershwin-like atmospheres, it was easy to see that the piece was far from being an accidental choice: it appeared fully in the line of descent from those that followed. Gershwin himself was present, too, in the shape of a miscellany from Porgy and Bess reprised by Percy Grainger. Few classical musicians are capable of taking on the popular import of Gershwin's material, but here Isabelle and Florence Lafitte gave it a heart-rending performance of astounding clarity and sharp relief. They made the accents and colours of its street-wise language ring out, allowing the song and the swing to breathe freely. The search for truth, at the heart of any piece, took the form of a corrida in Emmanuel Chabrier's España. The listener was tempted to shout out an "olé!", so strong was the impression of being in the arena. For the Rapsodie Espagnole, on the other hand, the two musicians left any folksy effects behind in the dressing room, preferring to underline the destructuring progression so dear to Ravel. Quite conquered, the audience cried out for more. The response from the Duo was generous even beyond its expectations. After a spirited passage from Darius Milhaud's Scaramouche, which they were called on to play twice, the Lafitte sisters turned to a piano duet, the Snoopy Valse. This piece, based on a highly attractive theme, was written by Isabelle for Florence and dedicated to her dog: "a souvenir from our travels; Snoopy has visited no end of countries on our tours". Then came the parting gift. A work by Liszt, of which they are the sole performers. His Nocturne after Petrarch's Sonnet No. 104 once lay undiscovered in the Weimar archives, with a hundred or so other scores. A magnificent moment, of absolute dedication. Out of which emerged that very special silence, when the last note fades away, which is itself "a kind of music". N. V.P (16 OCT 2003)
Sucrée, salée… Un cheveu les sépare. D’ailleurs, coiffées de la même manière, elles pourraient se faire passer l’une pour l’autre. Un modèle de jumelles. Souvent, dans les duos de pianistes, il y a un côté sucré, un côté salé, un yin et un yang, un cru et un cuit, un thé et un café, un Corneille et un Racine, un Stendhal et un Balzac… Un Debussy et un Ravel, pour tout dire. Chez les surs Lafitte, pas du tout. La différence est beaucoup plus mince et plus délicieuse en même temps. Les deux faces d’une même médaille, avers et revers, les deux versants d’une même colline, ubac et adret. Iseut la Blonde et Iseut aux Blanches Mains, en somme. L’une est sans doute un peu plus musicienne, l’autre plus instrumentiste, la première plus sage, la seconde plus espiègle, mais l’une et l’autre ont un comparable étonnement dans l’expression, et les mêmes paillettes de désenchantement dans la prunelle. Elles jouent par cur, les yeux de l’une posés sur l’autre : elles se regardent sans se voir, réagissant au plus imperceptible haussement de sourcils ; en répétition, elles s’écharpent joyeusement, s’envoient des mandales qui tueraient un cheval mais les laissent intactes. Elles ont des tenues de scène extravagantes, qui vont du costume de page Louis XIII au déshabillé Van Dongen, et qui hésitent, autant que faire se peut, entre l’indécent et le sexy. Ainsi déguisées, elles vous jouent le double concerto de Poulenc comme personne, Françaises jusqu’au bout des doigts, et s’apprêtent d’ailleurs à le faire, les 15 et 16 mai, salle Poirel, à Nancy. Jacques Drillon (30 AVRIL - 6 MAI 1997)
Authentische Mozart-Klänge aus Salzburg Das geschlossene, klug komponierte Programm war auf Steigerung angelegt. Zwei Sinfonien aus der mittleren und späten Schaffenszeit Wolfgang Amadeus Mozarts umklammerten zwei Konzerte für Klaviere und Orchester - das eine wiederum von Mozart, das andere von Francis Poulenc, der in diesem Werk seinerseits Mozart zitierte. (…) Heiter war dagegen das Mozartkonzert für zwei Klaviere und Orchester in Es-Dur (KV 365), Das lebensfrische, technisch anspruchsvolle Werk, das 1780 entstand, im gleichen Jahr wie die einleitende C-Dur-Sinfonie, gab den beiden charmanten Schwestern Isabelle und Florence Lafitte ausgiebige Möglichkeiten zur Entfaltung ihrer hervorragenden pianistischen Fähigkeiten. So ergaben sich Dialoge, die vom Orchester diskret begleitet wurden. Reizvoll und vergnüglich war es, wie die beiden Künstlerinnen rhythmisch exakt und mit haargenau gleichem Anschlag sich Themen und Motive zuspielten. Läufe perlten, gebrochene Akkorde rauschten, Solo-Kadenzen entzückten. Und da gab es noch das d-Moll-Konzert für zwei Klaviere und Orchester von Francis Poulenc (1899 bis 1963), im Grunde eine Huldigung des modernes französischen Klassizisten an Mozart. Im Mittelsatz nämlich hält er dem Larghetto des Krönungskonzerts den modernen Spiegel pariserischer Urbanität vor - eine liebenswürdige Travestie, Das ganze geistreiche Werk hindurch hatten die Schwestern Lafitte Gelegenheit, in virtuoser Manier voller Esprit sich in verschiedenen Stilen und Techniken zu tummeln - spritzig, stakkatiert, kantabel fließend und graziös bis in die Handbewegungen hinein. Für das gebannte Publikum war's ein faszinierend Hörerlebnis. Karl Heim (1 DEC 2001) Zwei Klaviergrazien mit Charme und Esprit eröffnen Kammermusik-Saison FRIEDRICHSHAFEN Französische und spanische Musik vor und nach der letzten Jahrhundertwende waren das Thema des interessanten und einheitlichen Programms. Seine erste Hälfte dominierten Debussy, der Autor der Ibéria und Ravel, der Komponist des Boléro. Mit ihnen befreundet waren die Spanier der zweiten Programmhälfte, Joaquin Turina und Manuel de Falla, die in Paris studierten und komponierten. Eingerahmt von ihnen war des von Spanien faszinierte Emmanuel Chabrier. Eine spanisch-französische Allianz also. Was bei dieser mit dem Impressionismus verbundenen Musik vor allem zählte, war nicht so sehr die Architektur der musikalischen Form, sondern viel mehr das Fluidum der Stimmungsnuancen, das ebenso geschmackvolle wie geistreiche "Wie" der Darbietung mit den Feinheiten des Anschlags und der Klangfarbe. Und auf diesem Feld waren die virtuosen Schwestern unübertrefflich und immer aufs neue begeisternd als charmante Feen der Tastatur - eine Ohren- und Augenweide. (…) Zugleich zeigte sich bei der stets durch intensiven Blickkontakt gestützten Interpretation der beiden jungen Frauen ein Höchstmaß des ständig gegenwärtigen dialogischen Elements, ein Gipfel an Ausgewogenheit, Geschmack und Delikatesse. Da Möchte man sein Klavier in die Ecke schmeißen, meinte danach ein Zuhörerin in einer Mischung von Bewunderung und Resignation (…). Karl Heim (5 OCT 1998)
D'authentiques sonorités mozartiennes, depuis Salzbourg Le programme, homogène et judicieusement composé, était composé de façon progressive. Deux symphonies de Wolfgang Amadeus Mozart, de deux époques de création différentes, encadraient deux concertos pour pianos et orchestre - l'un à nouveau de Mozart, l'autre de Francis Poulenc, qui lui-même cite Mozart dans son œuvre. (…) Le Concerto pour deux pianos et orchestre de Mozart en mi bémol majeur (KV 365) fut gai par contraste. Cette œuvre pleine de vie, techniquement exigeante, composée en 1780, la même année que la Symphonie en do majeur introductive, a donné aux deux charmantes sœurs Isabelle et Florence Lafitte de nombreuses occasions de déployer leurs remarquables capacités pianistiques. Ainsi surgirent des dialogues, discrètement accompagnés par l'orchestre. La façon dont les deux artistes se passèrent thèmes et motifs, avec une exactitude rythmique et des attaques ensemble à un cheveu près, fut véritablement joie et plaisir. Des courses pétillèrent, des accords brisés grésillèrent, des cadences en solo ravirent. Et il y eut encore le Concerto pour deux pianos et orchestre en ré mineur de Francis Poulenc (1899-1963), en fait un hommage du compositeur néo-classique français à Mozart. Ainsi, dans le mouvement central, tend-il au Larghetto du Concerto "Couronnement" le miroir moderne de l'urbanité parisienne - une sympathique parodie. Pendant toute cette œuvre spirituelle, les sœurs Lafitte eurent l'occasion de laisser leur style plein d'esprit s'ébattre dans différents styles et techniques - pétulant, staccato, chanté, gracieux jusque dans le mouvement des mains. Pour le public subjugué ce fut une expérience acoustique fascinante. Karl Heim (1 DEC 2001) Deux grâces du piano pleines de charme et d'esprit ouvrent la saison de musique de chambre FRIEDRICHSHAFEN Musique française et espagnole au tournant de ce siècle : c'était le thème d'un programme intéressant et original. Sa première partie était dominée par Debussy, l'auteur d' "Iberia" et Ravel, le compositeur du Boléro. La deuxième partie du programme était consacrée aux espagnols Joaquin Turina et Manuel de Falla, qui étudièrent et composèrent à Paris. Ce qui comptait surtout dans cette musique proche de l'impressionnisme, ce n'était pas tant l'architecture de la forme musicale que l'atmosphère créée par les nuances d'ambiance, la "manière" de l'interprétation, intelligente et d'un goût exquis, avec un toucher et des couleurs raffinées. Et sur ce plan-là, les surs virtuoses furent inégalables, de charmantes fées du clavier suscitant sans arrêt l'enthousiasme - un ravissement pour les oreilles et pour les yeux. (…) En même temps se manifestait dans cette interprétation des deux jeunes femmes, soutenues par le contact permanent du regard, un paroxysme de l'élément dialogué sans cesse présent, un sommet d'équilibre, de goût et de raffinement. Après çà, on n'a plus qu'à mettre son piano au rancart dit, après le concert, une auditrice partagée entre l'admiration et la résignation. Karl Heim (5 OCT 1998)
REVIEW - Hong Kong Philharmonic Orchestra with the Duo Lafitte, conducted by David Atherton Cultural Centre - November 27 When the dour Hong Kong Phil presents music by three gay composers, their earnest publicity department solemnly intones: Musique Magnifique-French Flair II, whereas a less obdurate hack might be inclined to something closer to: "Three queens, a prince and a princess." After all, Poulenc’s sardonic and sometimes even camp Concerto For Two Pianos In D Minor was commissioned by and dedicated to Princess Edmond de Polignac (…). If a lighter touch eluded the publicists, it most certainly deserted the musicians - at least in the Poulenc. It’s a wonderfully ebullient mosaic of seemingly inexhaustible ideas for which twin sisters Isabelle and Florence Lafitte expertly provided the effervescent solo parts. These Gallic Gemini have been playing as the Duo Lafitte since early childhood and they know the Poulenc better than they know each other. (…) It is fascinating, by the way, to muse over the influence of Balinese gamelan section at the end of the first movement may have had upon Benjamin Britten when he and Poulenc played it at the Royal Albert Hall in 1945 (…). Michael Noone (1 DEC 1998)
Orchestre Philharmonique de Hong Kong avec le Duo Lafitte, dirigé par David Atherton au Centre Culturel - 27 Novembre Lorsque l'austère Philharmonique de Hong Kong présente la musique de trois compositeurs gays, son département publicité indique solennellement : Musique Magnifique-French Flair II, là où un pigiste moins borné aurait plutôt penché vers quelque chose comme : "Trois reines, un prince et une princesse." Après tout, le Concerto pour deux pianos en ré mineur de Poulenc, sardonique et même parfois efféminé, a été commandé par et dédicacé à la Princesse Edmond de Polignac (…). Si l'illumination a évité les publicitaires, elle n'a très assurément pas manqué aux musiciens - au moins dans le Poulenc. C'est une merveilleuse mosaïque bouillonnant d'idées, apparemment inépuisable, pour laquelle les sœurs jumelles Isabelle et Florence Lafitte ont fourni avec adresse les effervescentes parties solistes. Ces gauloises jumelles forment le Duo Lafitte depuis leur plus jeune âge et elles connaissent Poulenc mieux qu'elles ne se connaissent l'une l'autre. (…) C'est fascinant, d'ailleurs, de méditer sur l'influence que la section de musique balinaise de la fin du premier mouvement peut avoir eue sur Benjamin Britten quand Poulenc et lui l'ont jouée au Royal Albert Hall en 1945 (…). Michael Noone (1 DEC 1998)
Vier Hände quirlten durch ein spanisches Programm DELMENHORST. Die schönen Äußerlichkeiten zuerst: Das Publikum im Saal und die zwei schwarzen Flügel auf der Bühne harren erwartungsvoll dem, was da kommen soll. Und der Auftritt gelingt in dekorativer Perfektion: Zwei jugendlich mädchenhafte "Persönchen" in hautengen schwarzen Schlauchkleidern betreten die Bühne, verbeugen sich mit artigem Charme, drapieren ihre langen, bunten Seidenschals effektvoll auf den Flügeln, setzen sich an die Instrumente und lassen das Wort "Persönchen" sofort vergessen. Denn schon die erste Takte verbreiten nichts weniger als musikalischen Zauber. Isabelle und Florence Lafitte, die am Mittwoch abend im Kleinen Haus gastierten, können getrost in einem Atemzug gennant werden mit den phänomenalen Geschwistern Labeque. Vielleicht mangelt es dem Spiel der Zwillinge manchmal noch an einer gewissen klanglichen Härte. Aber die warme, die Abgerundetheit ihres Fortissimospiel entschädigt dafür noch und noch. Ein Fortissimo übrigens, mit dem sie auf ganz aufregende Weise haushalten, und das sie beispielsweise im letzten Satz von Maurice Ravels Rhapsodie espagnole der ausbrechenden Orgiastik des Schlusses vorbehalten. Pianisten mit Forte-Kultur sind nicht die Regel. Und auch nur die großen unter ihnen verfügen über eine solch differenzierte Pianokultur wie Isabelle und Florence Lafitte. (…) Der Applaus für diesen akustischen und optischen Schmaus war denn auch riesig. Und dann beschenkten zwei quirlig-fröhliche Frauen, entspannt französich und englisch plaudernd, die "Fans" mit liebevoll formulierten Autogrammen. Günter Matysiak (6 NOV 1998)
Quatre mains tourbillonnèrent à travers un programme espagnol DELMENHORST D'abord les beaux détails extérieurs : le public dans la salle et les deux pianos noirs sur la scène attendaient la suite avec impatience. Et l'entrée en scène fut, du point de vue décoratif, parfaitement réussie : deux "petits bouts de femmes" à l'allure juvénile, moulées dans des fourreaux noirs pénètrent sur la scène, s'inclinent avec un charme sage, drapent de façon théâtrale leurs longues écharpes de soie multicolores, s'assoient à leurs instruments et font tout de suite oublier le terme "petit bout de femme". Car, des premières mesures n'émane rien moins qu'un charme musical. Il ne s'agit ici en aucun cas de remplacer des compétences musicales par un look érotisé. Isabelle et Florence Lafitte, qui étaient invitées mercredi soir dans la "Kleines Haus", peuvent être mises sur le même plan que les phénoménales surs Labèque. Peut-être manque-t-il encore parfois au jeu des jumelles une certaine dureté du son. Mais la chaleur, l'arrondi de leur jeu fortissimo compense grandement cela. Un fortissimo d'ailleurs qu'elles gèrent d'une façon très excitante et que, par exemple dans le dernier mouvement de la "Rapsodie espagnole" de Maurice Ravel, elles réservent pour le déchaînement orgiaque de la fin. Des pianistes avec une culture forte ne sont pas la règle. Et seuls les grands parmi eux disposent d'une culture piano aussi différenciée qu'Isabelle et Florence Lafitte. (…) Les applaudissements pour ce festin acoustique et aussi visuel furent déchaînés. Comme bis, une uvre de Manuel Infante (raffinée) et de Germaine Tailleferre (fraîchement brisée). Et ensuite, deux jeunes femmes gaies et tourbillonnantes, bavardant, détendues en français et en anglais, offrirent à leurs fans des autographes rédigés avec beaucoup de cur. Günter Matysiak (6 NOV 1998)
|
La Montagne : - Vichy - Riom - La Chaise-Dieu Stuttgarter Zeitung Südwest Presse Stuttgarter Nachrichten Badische Neueste Nachrichten Kölnische Rundschau La Gazette Provençale Le Dauphiné Vaucluse Jeversches Wochenblatt Westdeutsche Allgemeine Schwäbische Zeitung Le Monde de la Musique La Lettre du Musicien Hong Kong Standard South China Morning Post Weser Kurier Frankfurter Allgemeine Zeitung Le Nouvel Observateur Le Figaro Méditerranée Les Echos du Touquet et aussi… |
|||||