The Duo Lafitte reach for the stars

16 Oct 2003


Isabelle and Florence Lafitte treated an audience already spellbound by their sunny ease and generosity to a moment of pure bliss. Rarely has the piano been such a felicitous instrument as on the stage of the Vichy Opera House, last Tuesday evening.

How marvellous music can be, when played with such commitment and natural energy! A grateful audience called the Duo Lafitte back no less than four times at the close, and for each encore the applause was a little louder still, expressing the intense joy that these two splendid musicians had inspired in their listeners.

Isabelle and Florence Lafitte have a gift. A gift of love for the piano which knows no half measures, either in presentation or in expression. Certainly the twin sisters have not chosen to pursue their performing careers together merely so as to redouble their technical capacity or histrionic effect. Their purpose is simply to work together in spreading a repertoire whose infinite wealth they explore in depth. Equally clear is their intention to lavish on that repertoire the sensitivity of their own artistic and personal approach, encapsulated in the image created by their black dresses, cut to a highly contemporary design and worn with straightforward elegance under the mauve and orange stage lighting.

The same approach could also be detected, clear-cut and harmonious, in the programme. The two pianists opted for a succession of highly characteristic pieces, all from the 20th century. Two were variations around celebrated operas, while three were the result of the inspiration of Spain on French composers, Bizet, Chabrier and Ravel.

The only deviation from an otherwise attractively uniform set was by Pascal Zavaro, a composer born in 1959. Listening to his Gazoline Music, however, with its occasionally almost Gershwin-like atmospheres, it was easy to see that the piece was far from being an accidental choice: it appeared fully in the line of descent from those that followed. Gershwin himself was present, too, in the shape of a miscellany from Porgy and Bess reprised by Percy Grainger. Few classical musicians are capable of taking on the popular import of Gershwin's material, but here Isabelle and Florence Lafitte gave it a heart-rending performance of astounding clarity and sharp relief. They made the accents and colours of its street-wise language ring out, allowing the song and the swing to breathe freely.

The search for truth, at the heart of any piece, took the form of a corrida in Emmanuel Chabrier's España. The listener was tempted to shout out an "olé!", so strong was the impression of being in the arena. For the Rapsodie Espagnole, on the other hand, the two musicians left any folksy effects behind in the dressing room, preferring to underline the destructuring progression so dear to Ravel.

Quite conquered, the audience cried out for more. The response from the Duo was generous even beyond its expectations. After a spirited passage from Darius Milhaud's Scaramouche, which they were called on to play twice, the Lafitte sisters turned to a piano duet, the Snoopy Valse. This piece, based on a highly attractive theme, was written by Isabelle for Florence and dedicated to her dog: "a souvenir from our travels; Snoopy has visited no end of countries on our tours". Then came the parting gift. A work by Liszt, of which they are the sole performers. His Nocturne after Petrarch's Sonnet No. 104 once lay undiscovered in the Weimar archives, with a hundred or so other scores. A magnificent moment, of absolute dedication. Out of which emerged that very special silence, when the last note fades away, which is itself "a kind of music".

N. V.P

 

Sucrée, salée

30 April 1997

Un cheveu les sépare. D’ailleurs, coiffées de la même manière, elles pourraient se faire passer l’une pour l’autre. Un modèle de jumelles. Souvent, dans les duos de pianistes, il y a un côté sucré, un côté salé, un yin et un yang, un cru et un cuit, un thé et un café, un Corneille et un Racine, un Stendhal et un Balzac… Un Debussy et un Ravel, pour tout dire. Chez les sœurs Lafitte, pas du tout. La différence est beaucoup plus mince et plus délicieuse en même temps. Les deux faces d’une même médaille, avers et revers, les deux versants d’une même colline, ubac et adret. Iseut la Blonde et Iseut aux Blanches Mains, en somme.

L’une est sans doute un peu plus musicienne, l’autre plus instrumentiste, la première plus sage, la seconde plus espiègle, mais l’une et l’autre ont un comparable étonnement dans l’expression, et les mêmes paillettes de désenchantement dans la prunelle. Elles jouent par cœur, les yeux de l’une posés sur l’autre : elles se regardent sans se voir, réagissant au plus imperceptible haussement de sourcils ; en répétition, elles s’écharpent joyeusement, s’envoient des mandales qui tueraient un cheval mais les laissent intactes.
L’habitude… Elles discutent tout, la moindre nuance est le fruit d’une âpre négociation : Arafat et Netanyahou, c’est du pipeau à côté. A les écouter jouer, on ne s’en douterait pas, tant les choses paraissent s’accorder – tenon et mortaise. Et pourtant.

Elles ont des tenues de scène extravagantes, qui vont du costume de page Louis XIII au déshabillé Van Dongen, et qui hésitent, autant que faire se peut, entre l’indécent et le sexy. Ainsi déguisées, elles vous jouent le double concerto de Poulenc comme personne, Françaises jusqu’au bout des doigts, et s’apprêtent d’ailleurs à le faire, les 15 et 16 mai, salle Poirel, à Nancy.

Jacques Drillon

Schwarz-weiße Zwillinge an den Tasten

4 April 2003


Das brillante Klavier-Duo Isabelle und Florence Lafitte spielte Poulenc

(…) Das sind ja stets Familienkonzerte ungewöhnlicher Art: Die Onders, die Labèques oder - wie jetzt im gut besuchten Congress Centrum zu erleben - Isabelle und Florence Lafitte spielen vierhändig Klavier. Schwesterliche Duos, nun wirklich auf einer musikalischen Wellenlänge. Die Zwillinge aus Frankreich, die eine schwarz, die andere weiß gekleidet, was natürlich nichts aussagen sollte über die Zuständigkeit an den Tasten, boten dem Publikum Francis Poulencs Konzert für zwei Klaviere und Orchester nicht nur mit technischer Brillanz, sondern in perfekter Abstimmung. Und auch das Mozarteum Orchester hatte seinen Spaß mit den Lafittes. 
Das 1932 entstandene Konzert ist ja nun feinster französischer Neo-klassizismus: mit Esprit und Elégance ausgestattet, rhythmisch vif, klangschwelgerisch fast wie für eine spätere Hollywood-Karriere komponiert, also schlichtweg unterhaltsam. Und im Larghetto spielt Poulenc überraschend auch auf Mozart an. Womit wir dann beim eigentlichen Thema des Meisterkonzert- abends wären. 
Nach einem zwillingsschwesterlich harmonisch und salonvirtuos dargebotenen Rondo für zwei Klaviere von Frédéric Chopin machten Isabelle und Florence Lafitte den begeisterten Zuhörem auch noch mit einer glockenreinen Bearbeitung aus Mozarts "La flûte enchantée", wie die Französin sagt, große Freude: mit Papagenos Arie aus der "Zauberflöte".

Jürgen Kanold

​ "Dancing from Piano to Piano"

2 April 2003


Leopold Hager conducting the Salzburg Mozarteum Orchestra

(…) For the concerto the Salzburg Mozarteum Orchestra could call upon the skills of two highly qualified performers. French twin sisters Isabelle and Florence Lafitte have doubtless been inwardly digesting the piece since their very first lessons at the Conservatoire, and the old war-horse has carried them safely through many a concert in many a hall. Under Leopold Hager, formerly principal conductor of the Mozarteum Orchestra, the sisters responded with faultless piano playing, shifting with ease from harpsichord-like transparency to cascading chords and varying from soulful melody on the one instrument to forceful hammering on the other. (…)

Rolf Fath

Un duo à toute épreuve 

April 1999

L’Orchestre national d’Ile-de-France et son chef Jacques Mercier accueillent le duo de pianos Isabelle et Florence Lafitte (…). Sœurs jumelles, Isabelle et Florence Lafitte possèdent la connivence d’une irremplaçable pratique commune. Dans le Concerto pour deux pianos de Poulenc, elles mettent en valeur l’esprit et la poésie qui imprègnent cette page avec un enthousiasme et un don de soi communicatifs.
En création mondiale, Les Météores pour deux pianos et orchestre d’Alain Louvier leur donnent l’occasion de dévoiler un tempérament à toute épreuve face à un orchestre volontairement chaotique (un thème à variations éclatées) qui demande aux solistes un engagement (attaque du clavier agressive à l’aide des doigts, des paumes, des poings, des avant-bras) mais aussi une attention de tous les instants.

Michel le Naour

« Les Météores » d’Alain Louvier

5 Feb 1999

(…) L’infatigable Jacques Mercier à la tête de l’Orchestre national d’Ile-de-France a offert à ce public réellement attentif un programme fort intelligemment conçu, encadré par la Symphonie « L’Ours » de Haydn, bien enlevée, et la Symphonie « Classique » de Prokofiev. Mais au cœur d’un concert ainsi bouclé par des pages « rassurantes », les habitants de Montereau eurent le plaisir de découvrir un programme moins aisé: le Concerto pour deux pianos de Poulenc et Météores pour deux pianos et orchestre, une œuvre d’Alain Louvier donnée ici en création mondiale !

Ces découvertes furent certainement facilitées par la présence musicale des pianistes Isabelle et Florence Lafitte, par leur jeu direct et sans afféterie dans le Concerto de Poulenc; elles mirent une joie évidente à explorer les multiples techniques d’attaque (paumes, poings, avant-bras…) mises en jeu dans la partition d’Alain Louvier. Le fait que, sans ostentation, les pianistes jumelles aient aussi pensé leur « mise en scène » n’était pas pour rien dans l’attention que le public a pu porter à cette dernière partition, très colorée (…).

Ce soir-là, loin des projecteurs de la capitale, le bonheur de la musique rayonnait aussi à Montereau.

Eric Taver

Splendid nights at Cultural Centre

5 Dec 1998


Review: The Hong Kong Philharmonic and the Duo Lafitte (Soloists) play Tippett, Poulenc and Tchaikowsky at the Cultural Centre.

David Atherton was seen with a young blond French woman on either arm last Saturday evening. What - some sleazy scandal? Not really. But I do assure you that if you don’t go to the Cultural Centre on Saturday evenings these days you’re always missing something sensational.
The blond ladies were the Duo Lafitte, of fine vintage, who were trained by another great name in French wines, this time champagne, one of the Heidsiecks. Fortunately, champagne would have been just the drink to toast the evening (…).

But I wouldn’t give up another evening at the Cultural Centre with the Hong Kong Philharmonic. The Duo Lafitte were simply superb, despite looking about 10 years older than their publicity shot. This was forgivable. Most performers, after all, look at least 20 years older than their publicity picture.
The chosen work for the duo was Poulenc’s alternately dramatically uplifting, then searingly haunting Concerto For Two Pianos. This was an assured, subtle, wholly convincing performance, with the orchestra closely matching the duo’s expertise and commitment (…).

Dr. George Adams

Quiet virtuosity

3 April 2003


Concert highlights: the Salzburg Mozarteum Orchestra

(…) the soloists for the evening fitted seamlessly into this delicate pattern of sound. The twin sisters from France, Isabelle and Florence Lafitte, tackled Mozart's Double Concerto in E flat major KV 365 with a deliberate, unobtrusive performance, keeping the tempo very slow in the first two movements. The result was a curiously soft-focus effect, to be echoed later in the subsequent Rondo in C major by Fryderyk Chopin. 
Nonetheless, their phrasing and articulation was as neatly accurate as their timing and ensemble was perfect, in what amounted to musicianship of quiet virtuosity.

Leopold Hager und das Mozarteum-Orchester

3 April 2003

(…) Zwei Damen, Zwillinge gar in Schwarz und Weiß, zogen in der Mitte des Programms die Aufmerksamkeit auf sich: das französische Klavierduo Isabelle und Florence Lafitte. Mozarts Konzert für zwei Klaviere und Orchester KV 365 klang unter ihren Händen nach sittsam perlendem Vergnügen, im Mittelsatz gar nach lieblichem Glockengeläute. Die klirrende Spannung, mit der die Labèque-Schwestern aus diesen drei Sätzen jegliche Gemütlichkeit hinauspusten, steht den beiden Lafittes nicht zu Gebote, stattdessen aber im Mittelsatz eine anrührende Heimchen-Seligkeit, die sich beim zugegebenen Rondo für zwei Klaviere op. 73 von Chopin zur bewegten gestalterischen Zweisamkeit ausbauen lieb.

Erwin Schwartz 

Heavenly even with the violins

29 Mar 2003


The Salzburg Mozarteum Orchestra shines in the Philharmonic Hall

(…) Framed by the two Mozart Symphonies so rapturously received by the audience was a costly gem from the 20th century repertoire: Francis Poulenc's Concerto for Two Pianos and Orchestra, written in 1932 as a kind of tribute to the great Viennese master. The understanding between twin sisters Isabelle and Florence Lafitte at the pianos (as also with conductor Soudant and the sensitive accompaniment of the orchestra) was quite brilliant: they drew sequences of sometimes Mozartian elegance from their instruments, with a highly cultured touch that was heard again in their encore, "Ein Mädchen oder Weibchen" from The Magic Flute.

Curt J. Diederichs

Séduction et élégance de deux pianistes

31 Jan 2002

Après le Beaux-Arts Trio et Boris Pergamenshikow, et François-René Duchable, la saison de musique de chambre 2001/2002 de l’opéra-théâtre d’Avignon et des pays de Vaucluse, en co-réalisation avec la société avignonnaise des concerts, s’est poursuivie avec un récital pour deux pianos du duo Lafitte.

Pour leur premier récital dans la cité des papes, les sœurs jumelles Isabelle et Florence Lafitte ont proposé un programme qui avait pour thème : « Influences croisées » ou « Carré d’influences » en référence à Ravel, Liszt, Chopin et Debussy.

Tantôt à quatre mains, tantôt à deux pianos, Isabelle et Florence Lafitte ont interprété successivement en première partie ‘Ma mère l’Oye » et « Sites auriculaires » (« Habanera » et « Entre cloches ») de Maurice Ravel, le Nocturne en mi mineur, d’après le sonnet 104 (de Pétrarque), une création de Franz Liszt et le Rondo en ut, opus 73 de Frédéric Chopin et dans la deuxième partie, trois nocturnes (version pour deux pianos par Maurice Ravel) de Claude Debussy et « Réminiscences de Don Juan » de Franz Liszt.

Ce fut un moment de ravissement et d’intense bonheur musical pour les amateurs de musique de chambre de découvrir l’élégance, la fantaisie et le charme d’Isabelle et de Florence Lafitte.

Qui se sont magnifiquement illustrées avec raffinement, beaucoup de talent et une remarquable virtuosité, dans un programme qu’elles ont merveilleusement interprété, dans une parfaite osmose et une complicité musicale intelligente.

Ces duettistes françaises, hors pair, ont offert en bis, deux pièces de l’Aixois Darius Milhaud, qu’Isabelle et Florence Lafitte considèrent comme leur maître à penser (elles ont longtemps habité la région d’Aix-en-Provence où résident actuellement leurs parents) pour achever leur récital avec « Summertime’ de Porgy and Bess, de George Gershwin, qui a mis un très joli point final à un superbe récital.

Begeisterung: Mozart aus erster Hand serviert

6 Dec 2001


Hubert Soudant mit dem Mozarteum Orchester und dem Klavierduo Isabelle und Florence Lafitte in der Stadthalle vom Publikum gefeiert

WILHELMSHAVEN : Mit zwei leichten Händen (und ohne Taktstock) führt Chefdirigent Hubert Soudant das Mozarteum Orchester Salzburg zu musikalischen Höhenflügen, an denen das Publikum in der voll besetzten Stadthalle teilhaben kann. lm besonderen Blickpunkt steht dabei als Klavier-Duo das französische Zwillings-Geschwisterpaar lsabelle und Florence Lafitte. (…)

Der brillante Höhepunkt ist das Konzert für 2 Klaviere und Orchester d-Moll von Francis Poulenc (1899-1963).

Die Idee zu dieser Komposition hatte im Sommer 1932 Prinzessin Edmond de Polignac anlässlich eines Musikfest von dem sie wusste, dass zwei Pianisten anwesend sein werden. Die Uraufführung folgte im September gleichen Jahres. Der Stirnsatz enthält ein Kaleidoskop musikalischer Inspirationen. Während eine Pianistin Melodiekaskaden spielt, setzt die andere kräftige Akkordschläge hin. So wird der erste Satz zu einer Reminiszenz der Klaviervirtuosen des 19. Jahrhunderts. Es klingt auch javanische Gamelan-Musik an, zu der der Komponist auf einer Kolonialausstellung 1931 angeregt worden war.

Der zweite Satz ist eine Referenz an Mozart mit dem Thema aus dem zweiten Satz des Krönungskonzerts. Der dritte Satz beginnt mit einem stark akzentuierten Jazz-Duett auf Klaviertasten, über das vom Orchester ein schwelgerischer Bogen gespannt wird. Und wieder gewinnt die Gamelan-Musik Raum. So wird dieses Konzert zu einer großartigen und durchaus aktuellen Synthese zwischen Ost und West, zwischen orientalischen und europäischen Traditionen.

Das Konzert Nr. 10 für 2 Klaviere und Orchester Es-Dur KV 365 - von Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) hatte Mozart 1779, also 23-jährig, für sich und seine Schwester "Nannerl" komponiert. Beiden Klavieren kommen selbständige Aufgaben zu. Das Zusammenspiel und der Dialog mit dem Orchester sowie die pianistische Korrespondenz im ständigen Blickkontakt hat eine äußerst, reizvolle Wirkung. Zwei Schwestern, ein Zwillingspaar und zwei Temperamente: Isabelle (oder ist es Florence?) zur linken Hand des Dirigenten, ist die: Temperamentvollere, immer zu einem Lächeln und Augenzwinkern bereit, während Florence (oder war es Isabelle?) mit eher sachlich-strenger Wesensart ihren Part bewältigt.

Beide spielen künstlerisch wie technisch auf höchstem Niveau und doch mit einer gewissen Nonchalance, die das künstlerische Charisma zum Leuchten bringt. Als Zugabe spielt das Duo das fünfte Stück aus der Suite de Danses "La Libertadora" von Darius Milhaud. Die obligatorischen Blumensträuße sind in den französischen Nationalfarben gebunden worden. (…)

Ernst Richter

​Mozarteum zeigt Spielfreude pur - Schwestern Lafitte als brillantes Team

5 Dec 2001

Wenn das Mozarteum Orchester Salzburg Mozart spielt, dann ist das fast so, als hörte man Wagner in Bayreuth - im Tempel also.

Beim zweiten Meisterkonzert der Saison in der Westfalenhalle gastierte das Mozarteum Orchester, geleitet von dem niederländischen Dirigenten Hubert Soudant.

(…) Herzstück des Meisterkonzertes waren die Konzerte für zwei Klaviere. Die französischen Zwillingsschwestern Isabelle und Florence Lafitte sind ein absolut homogenes, technisch brillantes Team, spielen wie eine Person: fein gewobene Klangstrukturen im Kopfsatz von Mozarts Es-Dur Konzert (KV 365), huschend und von absoluter Leichtigkeit das Finale - Spielfreude pur.

Was nun Poulencs Konzert für zwei Klaviere und Orchester d-moll in einem fast reinen Mozart-Programm zu suchen hat, wird im zweiten Satz deutlich, dessen Hauptthema aus Mozarts "Krönungskonzert" entlehnt ist, doch den Hörer dann überraschend mit der Musik des 20. Jahrhunderts konfrontiert. Originell ist die lnstrumentierung mit dominierendem Bläsersatz und Schlagwerk. Eine Fülle musikalischer Einfälle wird über den Hörer im Finale ausgeschüttet, das ebenso bunt daherkommt wie die Designer-Anzüge der Solistinnen, die sich dem Werk ihres Landmanns mit unvergleichlicher Brillanz und großem Einfühlungsvermögen näherten.

Ein Meisterkonzert, das seinem Namen Ehre machte.

Martina Lode-Gerke

Authentische Mozart-Klänge aus Salzburg

1 Dec 2001
 
FRIEDRICHSHAFEN - Im Hugo-Eckener-Saal hat das Mozarteurn Orchester Salzburg unter der Leitung seines holländischen Dirigenten Hubert Soudant gastiert. Es gab Werke von Mozart und Francis Poulenc, Klaviersolistinnen an zwei Flügeln waren die französischen Zwillingsschwestem Isabelle und Florence Lafitte.

Das geschlossene, klug komponierte Programm war auf Steigerung angelegt. Zwei Sinfonien aus der mittleren und späten Schaffenszeit Wolfgang Amadeus Mozarts umklammerten zwei Konzerte für Klaviere und Orchester - das eine wiederum von Mozart, das andere von Francis Poulenc, der in diesem Werk seinerseits Mozart zitierte.

(…) Heiter war dagegen das Mozartkonzert für zwei Klaviere und Orchester in Es-Dur (KV 365), Das lebensfrische, technisch anspruchsvolle Werk, das 1780 entstand, im gleichen Jahr wie die einleitende C-Dur-Sinfonie, gab den beiden charmanten Schwestern Isabelle und Florence Lafitte ausgiebige Möglichkeiten zur Entfaltung ihrer hervorragenden pianistischen Fähigkeiten. So ergaben sich Dialoge, die vom Orchester diskret begleitet wurden. Reizvoll und vergnüglich war es, wie die beiden Künstlerinnen rhythmisch exakt und mit haargenau gleichem Anschlag sich Themen und Motive zuspielten. Läufe perlten, gebrochene Akkorde rauschten, Solo-Kadenzen entzückten.

Und da gab es noch das d-Moll-Konzert für zwei Klaviere und Orchester von Francis Poulenc (1899 bis 1963), im Grunde eine Huldigung des modernes französischen Klassizisten an Mozart. Im Mittelsatz nämlich hält er dem Larghetto des Krönungskonzerts den modernen Spiegel pariserischer Urbanität vor - eine liebenswürdige Travestie, Das ganze geistreiche Werk hindurch hatten die Schwestern Lafitte Gelegenheit, in virtuoser Manier voller Esprit sich in verschiedenen Stilen und Techniken zu tummeln - spritzig, stakkatiert, kantabel fließend und graziös bis in die Handbewegungen hinein. Für das gebannte Publikum war's ein faszinierend Hörerlebnis.

Karl Heim 

Hong Kong Philharmonic Orchestra with the Duo Lafitte, conducted by David Atherton Cultural Centre 

1 Dec 1998

When the dour Hong Kong Phil presents music by three gay composers, their earnest publicity department solemnly intones: Musique Magnifique-French Flair II, whereas a less obdurate hack might be inclined to something closer to: "Three queens, a prince and a princess." After all, Poulenc’s sardonic and sometimes even camp Concerto For Two Pianos In D Minor was commissioned by and dedicated to Princess Edmond de Polignac (…).

If a lighter touch eluded the publicists, it most certainly deserted the musicians - at least in the Poulenc. It’s a wonderfully ebullient mosaic of seemingly inexhaustible ideas for which twin sisters Isabelle and Florence Lafitte expertly provided the effervescent solo parts. These Gallic Gemini have been playing as the Duo Lafitte since early childhood and they know the Poulenc better than they know each other.

(…) It is fascinating, by the way, to muse over the influence of Balinese gamelan section at the end of the first movement may have had upon Benjamin Britten when he and Poulenc played it at the Royal Albert Hall in 1945 (…).

Michael Noone 

Vier Hände quirlten durch ein spanisches Programm

6 Nov 1998


Die "Klavier-Schwestern" Isabelle und Florence Lafitte bezauberten im Kleines Haus akustisch - und optisch auch

DELMENHORST. Die schönen Äußerlichkeiten zuerst: Das Publikum im Saal und die zwei schwarzen Flügel auf der Bühne harren erwartungsvoll dem, was da kommen soll. Und der Auftritt gelingt in dekorativer Perfektion: Zwei jugendlich mädchenhafte "Persönchen" in hautengen schwarzen Schlauchkleidern betreten die Bühne, verbeugen sich mit artigem Charme, drapieren ihre langen, bunten Seidenschals effektvoll auf den Flügeln, setzen sich an die Instrumente und lassen das Wort "Persönchen" sofort vergessen.

Denn schon die erste Takte verbreiten nichts weniger als musikalischen Zauber. Isabelle und Florence Lafitte, die am Mittwoch abend im Kleinen Haus gastierten, können getrost in einem Atemzug gennant werden mit den phänomenalen Geschwistern Labeque. Vielleicht mangelt es dem Spiel der Zwillinge manchmal noch an einer gewissen klanglichen Härte. Aber die warme, die Abgerundetheit ihres Fortissimospiel entschädigt dafür noch und noch. Ein Fortissimo übrigens, mit dem sie auf ganz aufregende Weise haushalten, und das sie beispielsweise im letzten Satz von Maurice Ravels Rhapsodie espagnole der ausbrechenden Orgiastik des Schlusses vorbehalten. Pianisten mit Forte-Kultur sind nicht die Regel. Und auch nur die großen unter ihnen verfügen über eine solch differenzierte Pianokultur wie Isabelle und Florence Lafitte.

(…) Der Applaus für diesen akustischen und optischen Schmaus war denn auch riesig. Und dann beschenkten zwei quirlig-fröhliche Frauen, entspannt französich und englisch plaudernd, die "Fans" mit liebevoll formulierten Autogrammen.

Günter Matysiak

Spannungsreiche Pausen

10 Jul 1998


Die Lafitte-Schwestern auf Schloß Reinhartshausen

Die Labèques? Na klar, die kennt jedes Klavier spielender Kind. Aber wer sind die Lafittes? Die im Deutschland noch wenig populären Zwillingsschwestern aus Frankreich, die zahlreiche Preise internationaler Klavierwettbewerbe gewonnen haben, traten jetzt zum ersten Mal beim Rheingau Sommer der Burghofspiele Eltville auf. Sie hatten für ihr Debüt in der gutbesuchen Kellerhalle von Schloß Rheinhartshausen ein exquisites Programm zusammengestellt.

(…) In der Interpretation der Fantasie f-moll D940 von Franz Schubert, zeigten die Künstlerinnen viel Einfühlungsvermögen, arbeiteten mit pianistischem Feinschliff, bauten enorme Spannungen auf, die sich in lang gehaltenen Generalpausen entluden. Zu den delikaten Raritäten des Abends gehörten die Procesion del Rocio von Joaquin Turina und die Klavierfassung der Rapsodie espagnole von Maurice Ravel. Hier diente die Härte des "analytischen" Tonfalls der Verdeutlichung eines teilweise kompakten, auch harmonisch anspruchsvollen Klaviersatzes. Am Ende viel Beifall, zwei Zugaben (Bach, Gershwin) und die Hoffnung auf ein baldiges Wiederhören.

Harald Budweg

Accord parfait pour les jumelles Isabelle et Florence Lafitte, duettistes pour deux pianos

2 Nov 1996

Leur gémellité les agace et les amuse alors que leur métier les fait vibrer à l’unisson.
Portrait de deux jeunes femmes qui « adorent » les faux semblants

Isabelle et Florence Lafitte sont jumelles. Des vraies de vraies pour la ressemblance physique et des vraies fausses pour l’allure et la personnalité. Elles sont deux avant d’être une. Une précision d’importance pour ces talentueuses musiciennes qui jouent élégamment du piano (à chacune le sien) et qui font des gammes à l’international. S’il arrive au public de les confondre, c’est aussi en raison d’un jeu symbiotique, fruit d’années et d’années de travail. Leur gémellité n’est qu’un atout supplémentaire, certes médiatique mais limité. Isabelle et Florence en sont conscientes, sachant qu’il leur faut parler d’elles avant d’évoquer leur passion pour la musique.

Bon d’accord, « elles » sont pareilles, et alors ? Illusion que cela car, « non, vraiment, nous ne rêvons pas des mêmes choses et nous n’avons pas ces fameuses intuitions attribuées généralement aux jumelles », précise autoritairement Isabelle. Florence préfère rire avant de l’interrompre : « L’essentiel, c’est de savoir qu’Isabelle, ce n’est pas moi et vice versa ! » Une jolie pirouette qui clôt le « débat ». Au « néophyte » de se guider au son de la voix, à un mouvement des mains ou à une lueur dans le regard, tant elles se ressemblent !

Côté musique, la vocation n’est pas la même. Isabelle « ne pourrait vivre sans composer » alors que Florence « adore interpréter à sa manière ! » S’ensuit une vibrante discussion sur leur parcours respectif. Si elles ont découvert le piano ensemble (elles avaient 7 ans), l’une a « moyennement » apprécié (Florence), l’autre a été enthousiasmée « à l’idée de pouvoir improviser ».

C’est au conservatoire d’Aix-en-Provence qu’elles ont commencé à jouer en duo pour se révéler sous la houlette du célèbre Eric Heidsieck au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon. Elles se perfectionneront ensuite à l’Académie Franz Liszt de Budapest puis à la Manhattan School of Music de New York. Lauréates du concours international de deux pianos Murray Dranoff à Miami, elles ont également reçu le premier prix à l’International Music Video Competition Fuji TV Networks de Tokyo et ont été consacrées par les fondations Pathé-Marconi et Cziffra.

Leur carrière à l’international les amène aussi bien au Florence Gould Hall (New York), au Carl Milles Museum (Stockholm), au Festival d’automne de Prague, qu’à l’auditorium de la Royale Belge (Bruxelles) avec des détours cent pour cent français (La Chaise-Dieu, Le Touquet, Melle, Valençay, Aix…). Leur répertoire éclectique (Jean-Sébastien Bach, Claude Debussy, Manuel Infante, Jean-Philippe Rameau, Michel Legrand, etc.) séduit un public de plus en plus nombreux, surpris par leur facilité de jeu et le fini de leur exécution. Les critiques applaudissent, Isabelle et Florence saluent. Qui est qui ? Elles seules le savent…

Catherine Bail

4 mains pour deux pianos, 2 anges de la musique - 2 août : récital à 2 pianos par Isabelle et Florence Lafitte.

8 Aug 1992

Féerie de la musique.

D’abord avec Mozart, Schumann et Mendelssohn, les princes de l’écriture pianistique. Beauté formelle, respectée dans ses moindres détails. Noblesse d’un style restitué, aristocratie des oeuvres mais aussi du jeu des interprètes. Technique au-dessus de tout éloge, à laquelle on ne pense même pas, grâce à l’élégance du toucher, la beauté d’une sonorité aux mille nuances nécessaires et elles seules. Admirable maîtrise, intelligence, finesse, voilà qui est le propre du jeu de ces artistes.
Et combien on peut aimer deux beaux pianos jouant ensemble, ce qui donne tant de relief aux volumes, de plaisir sensoriel, des canons en dialogue, un Fugato, c’est un délice, d’autant plus subtil qu’ici deux pianos semblent jouer en même temps par les mêmes mains.

Contrastes et couleurs de la Musique voici un américain de 1924 qui ne cache pas son identité, ni ses sources, précédant la Valse de Maurice Ravel un des plus hauts chefs-d’oeuvre de la musique symphonique « Une salle de bal à Vienne, sous l’Empire » transcription par Ravel lui-même. On écoute. C’est irrésistible.
Ce chef-d’œuvre je l’entendis cent fois, ce soir les pianistes paraissent habitées par l’esprit de Ravel. C’est hallucinant. Immense ovation. En bis, les variations sur un thème de Paganini : virtuosité transcendante.

Jean Cau

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